Tu es si prévisible, me chuchota-t-il. Vexée, je le repoussai. Il sourit de plus belle. Il plongeât son regard dans le mien. Je rougis et baissa la tête sur le côté. Il en profita pour poser ses douces lèvres dans mon cou. Une de ses mains vint à se poser sur ma taille, tandis qu'avec l'autre il fit le contour du bas de ma mâchoire de ses longs doigts fins. Mon regard se leva vers le sien et il entreprit de poser ses lèvres sur les miennes, lentement. Je perdis pied. La réalité, la pièce autour de nous tout me semblait lointain, tout ce qui comptais c'était ses lèvres apposées sur les miennes. Ce simple contact déclancha dans tout mon être un frisson affreusement excitant. Puis, il cessa de m'embrasser. Ses yeux gris me regardaient avec insistance et désir. Il mis fin à cette danse entre nos yeux de braise en se tournant, se dirigeant vers sa chambre. Sans aucunes paroles de sa part, je compris que je pouvais et devais le suivre. Je ne me sentais pas obligée, je le voulais autant que lui. Je voulais recommencer cette danse entre nos deux êtres désireux l'un de l'autre, cette valse enivrante qui mène au plaisir ultime de chaque corps qui l'entreprend. Il est toujours dos à moi, arrivée dans la chambre, je m'approche de lui, lui retire son long manteau noir, en passant par ses épaules finissant au bout de ses doigt glacées. Au passage, mes mains effleurent ses longs cheveux couleur nuit. Sa veste tombe à terre. Je passe mes bras de chaque côtés de son ventre puis entreprend le déboutonnage de sa chemise, boutons par boutons, lentement pour ne pas briser le lien qui se créer entre nous, ce lien emplit de désir charnel. Une fois sa chemise au sol, mes mains reprennent le chemin entreprit quelques instants auparavant pour entourer sa taille de mes bras, je me colle à lui et le serre comme si j'allais le perdre. Il se retourne, plonge son regard dans le mien, une fois de plus, me faisant perdre toutes notions. Il me tourne pour que je sois dos à lui. Il commence à délasser mon corset qui entour ma taille, qui finit sur le sol. Il attrape ensuite le bas de mon corsage pour me l'enlever et enfin ouvre mon soutien-gorge, le contact de ses doigts fins et froids sur ma peau, me provoque un frisson. De l'endroit de ses doigts jusqu'à la chute de mes reins. Machinalement, je place mes bras autour de ma poitrine, une fois que celle-ci se trouve mise à nue. Il vient poser ses mains sur les miennes pour entrelacées nos doigts et loge sa tête dans mon cou. Je sens ses cheveux me caresser la nuque et son souffle, mon cou. Il lâche mes mains et je me retourne pour l'embrasser, mes mains, sans que je les guide, s'emmêlent dans ses cheveux, comme si elles étaient attirées, destinées à y être. Ses mains viennent se loger sous ma courte jupe et un bruit me fait comprendre que mes jartièrres sont ouvertes. Il passe ses mains au bas de ma taille, un gémissement de surprise et de plaisir sort de mes lèvres qui se sont, pour un moment, décollées des siennes. D'un geste vif mais doux, il abaisse ma jupe. Au même instant, mes mains dansent sur la boucle de sa ceinture de couleur argentée et finissent par l'ouvrir. Elles viennent ensuite se placer sur le bouton de son pantalon. Le pantalon glisse à terre le long de ses jambes dans un bruit de frottement. Il me retire ma jarretière et mon sous-vêtement, ainsi que mes bas et mes chaussures. En remontant il embrasse mes jambes, mes cuisses, s'attarde sur mon nombril, m'arrachant un cri de plaisir, mes yeux se ferment et mes mains vont redessiner ses cheveux raides. Il attarde encore sa montée sur ma poitrine et remonte jusqu'à ma bouche. Je lui attrape la main, tout en plongeant mon regard dans le sien et sans le quitter je me dirige vers le lit, le fait tourner, l'y couche, par un doux geste d'appui sur son buste, lui retire ce qui lui reste de vêtement et avance felinement vers lui. Je colle mon corps au sien et m'allonge sur lui. Il attire mon visage au sien et m'embrasse tendrement. Je voudrais que ce moment dure éternellement, je voudrais l'embrasser éternellement. Il se retourne légèrement et son corps domine à nouveau le mien et lentement il nous unis. Mes jambes s'écartent, mon c½ur s'ouvre, mes mains se collent à son dos. Les siennes se logent dans ma nuque. Il m'entraîne dans notre danse, notre valse à nous, personne d'autre n'est sur la piste de danse, même si il y avait quelqu'un on ne lui prêterait aucune quelconque attention. C'était juste nous, lui et moi, moi et lui dans notre danse charnelle. Dans un dernier souffle, nous achevons notre danse. Une fois notre souffle constant revenu, il dépose une fois de plus ses lèvres sur les miennes, entrelace nos mains et clos ses paupières. Je fais de même, me collant un peu plus à lui.